RDC : au moins 43 civils tués en une semaine dans des attaques attribuées aux ADF à Mambasa

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RDC : au moins 43 civils tués en une semaine dans des attaques attribuées aux ADF à Mambasa

MAMBASA, Ituri — Au moins 43 civils ont été tués entre le 27 août et le 1er septembre dans une série d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, selon des sources locales et des organisations de défense des droits humains.

Les violences, qui auraient touché une quinzaine de villages, ont également provoqué d’importants déplacements de population et perturbé la rentrée scolaire dans plusieurs localités.

Parmi les villages cités figurent notamment Biamu, Mabakufa, Amani, Mahihi, Pangoite, Lelesi et Kalongo. Le bilan provisoire fait également état de 53 maisons incendiées et de plusieurs cas de pillage de biens appartenant à des habitants.

Face à la multiplication des attaques, de nombreuses familles ont quitté leurs villages pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres.

De nouvelles attaques signalées à Irumu

La situation sécuritaire demeure également préoccupante dans le territoire voisin d’Irumu.

De nouvelles incursions attribuées aux ADF ont été signalées lundi dans les villages de Bandikafu, Bamande et Bandeseibo, selon des sources locales citées par des organisations de la société civile. Plusieurs habitants auraient fui leurs localités pour se réfugier notamment à Mungamba.

Ces nouvelles violences interviennent alors que les autorités congolaises avaient fixé au 1er septembre la reprise des activités scolaires pour l’année 2026-2027.

Une rentrée scolaire compromise

Dans plusieurs localités touchées par les attaques, la rentrée scolaire n’a pas pu se dérouler normalement.

Des familles ayant fui les violences, de nombreux élèves ne sont pas retournés dans leurs établissements. Des enseignants ont également quitté les zones affectées, tandis que plusieurs écoles sont restées fermées.

La société civile locale appelle les autorités congolaises à renforcer les dispositifs de sécurité afin de permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages. Elle demande également que des conditions sécuritaires suffisantes soient réunies pour permettre la reprise effective des cours.

Au-delà du bilan humain, ces attaques accentuent ainsi la pression sur les populations civiles déjà confrontées aux déplacements et aux conséquences économiques et sociales de l’insécurité persistante dans l’est de la RDC.

Les autorités n’ont pas encore réagi

À ce stade, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’a été enregistrée concernant cette nouvelle série d’attaques et le bilan avancé par les sources locales et les organisations de défense des droits humains.

Le bilan de 43 morts demeure provisoire et pourrait évoluer en fonction des informations recueillies sur le terrain. Les circonstances précises des différentes attaques et leur attribution devront également être établies par des sources indépendantes.

La situation reste particulièrement volatile dans plusieurs zones de l’Ituri, où les populations civiles demeurent exposées aux attaques de groupes armés et aux déplacements forcés.