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RDC : rentrée parlementaire sous haute sécurité, la mobilisation de la C64 tourne à la tension à Kinshasa

RDC rentrée parlementaire sous haute sécurité, la mobilisation de la C64 tourne à la tension à Kinshasa
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Kinshasa, 16 septembre 2026 — La rentrée parlementaire du 15 septembre s’est déroulée dans un climat particulièrement tendu à Kinshasa. Autour du Palais du peuple, un important dispositif de sécurité avait été déployé, alors que l’opposition réunie au sein de la coalition C64 appelait à manifester contre le projet de réforme constitutionnelle et la perspective d’un référendum.

L’accès au siège du Parlement avait été strictement réglementé. Les députés et le personnel autorisé étaient soumis à des contrôles renforcés, dans un contexte marqué par la présence visible des forces de l’ordre sur plusieurs axes de la capitale.

La manifestation n’a pas atteint le Palais du peuple

Initialement annoncée aux abords du Parlement, la mobilisation de la C64 avait finalement été réorientée vers le siège de l’ECIDé, en face du stade des Martyrs, après un accord avec les autorités provinciales.

Mais la marche a été marquée par des incidents à Kinshasa. Des affrontements ont opposé des manifestants à des groupes favorables au pouvoir, tandis que la police a fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de sommation pour disperser la foule, selon plusieurs sources concordantes. La manifestation n’a finalement pas atteint son point de chute initialement prévu.

Dans plusieurs autres villes, des rassemblements liés à la C64 ont également été empêchés ou dispersés, avec des interpellations signalées.

Le Parlement reprend ses travaux

Malgré cette atmosphère tendue, l’Assemblée nationale et le Sénat ont bien ouvert leur session ordinaire de septembre. Cette session, traditionnellement consacrée au budget, sera notamment dominée par l’examen du projet de budget 2027, présenté à près de 24,8 milliards de dollars. La Première ministre Judith Suminwa l’a officiellement déposé à l’Assemblée nationale le 15 septembre.

Les parlementaires devront également se pencher sur plusieurs dossiers sensibles : la situation sécuritaire dans l’Est, le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, ainsi que le débat autour du référendum et de l’éventuelle réforme de la Constitution.

Au Sénat, son président, Jean-Michel Sama Lukonde, a notamment appelé à saisir le dialogue national comme une occasion de renforcer la cohésion nationale et de rechercher des réponses collectives aux crises qui traversent le pays.

Au lendemain de cette journée, le contraste est saisissant : d’un côté, un Parlement qui reprend officiellement son activité autour de dossiers budgétaires, sécuritaires et institutionnels majeurs ; de l’autre, une opposition qui entend maintenir la pression dans la rue. Le climat politique congolais reste ainsi marqué par une forte polarisation autour de la question constitutionnelle et de l’avenir institutionnel du pays.